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manque-de-nature

Les générations se suivent mais ne se ressemblent pas.
Plus les années passent et moins les enfants sont au contact de la nature. Avec le développement de l’urbanisation et l’essor rapide des nouvelles technologies, ce phénomène n’est pas en voie de disparition, bien au contraire !
C’est Richard Louv qui, en 2005, parle dans son livre « Le dernier enfant des bois » du Nature-deficit-disorder ou Syndrome du manque de nature.
De plus en plus, nos enfants passent d’un intérieur à un autre intérieur. Ils sont déconnectés de la nature. Nos enfants sont-il privés des bienfaits de la nature en vivant le plus souvent à l’intérieur ?
Ce manque de nature a-t-il des conséquences pour nos enfants ?

Le manque de nature : un premier constat

Une grande partie de la population de la planète vit en ville, et l’urbanisation se développe toujours … c’est pourquoi des chercheurs se sont interrogés sur les bienfaits que pouvait apporter la nature, puisque nous en sommes de plus en plus privés.
Bien avant eux, Françoise Dolto le notait dans son livre « La cause des enfants » :

Des instituteurs (…) ont constaté qu’ils réussissaient mieux à capter l’attention de leurs élèves en milieu rural qu’en milieu urbain. (…) Le trajet à pied vers l’école permet aux enfants de voir le monde qui existe : c’est un monde de froid, de chaud, de vent, de neige, de pluie : il y a le sol qu’on sent, il est très dur, ou boueux, ou sec, sans compter les oiseaux, les bruits de la nature, les ruisseaux, les animaux, etc

Françoise Dolto

Les enfants passent 10 fois moins de temps dehors qu’il y a 30 ans. Ceci s’explique par la peur des parents qui habitent en ville : leurs enfants pourraient faire de mauvaises rencontres, être agressés …
De même notre société développe de nombreuses règles d’encadrement de plus en plus sécuritaires.
Il y a aussi la place souvent importante des différents écrans (téléphone, ordinateur, télévision, tablette …).
Selon une étude récente réalisée par Jonathan Bernard, chercheur à l’Inserm, les enfants de 2 ans sont majoritairement exposés à la télévision, avec 2 enfants sur 3 qui regardent la télévision tous les jours et 1 enfant sur 2 qui commence à la regarder avant 18 mois.

Le manque de nature : des conséquences sur la santé de nos enfants

Marie Gervais, dans son livre « La famille buissonnière » dénonce les effets dévastateurs d’une éducation de l’enfant à l’intérieur avec :

  • une atteinte à sa santé : l’enfant qui reste passivement devant un écran a tendance à grignoter pour s’occuper. Cela peut entraîner une obésité infantile qui amènera peut-être à un diabète avec l’addiction aux sucreries, mais aussi des maladies cardio-vasculaires ou de l’asthme avec l’absence d’exercices physiques
  • des difficultés de concentration qui peuvent s’aggraver avec l’hyperactivité et l’agressivité dues à un manque de temps pour que l’enfant joue librement. Or selon Francis Eustache, neuropsychologue, directeur de recherche Inserm à l’Université de Caen : « Il y a toujours un équilibre à trouver entre la mémoire interne, cérébrale et les mémoires externes (écrans, réseaux sociaux …), de plus, mettre son cerveau au repos, en se laissant aller à la rêverie sans objet d’attention, est un moyen puissant de préserver son équilibre cognitif, et donc ses capacités de mémoire ».
  • La tendance à l’isolement et le repli sur soi : avec la sédentarité l’enfant se coupe de jeux avec des camarades à l’extérieur, pour rester à la maison jouer aux jeux vidéo.
  • Un manque de solidarité humaine puisque l’enfant vit coupé des autres enfants
  • Une intolérance des parents à l’enfance avec le rejet des bruits, du désordre, de la saleté et des mouvements générés par les enfants
  • Une déresponsabilisation face au futur de notre planète puisque les parents et les enfants vivent loin d’elle.

Va dehors cela te fera du bien !

Les études montrent qu’une heure de jeu libres dans la nature par jour est bon pour les enfants.
Marie Gervais nous apprend les 7 vertus d’une éducation tournée vers la nature :

  • L’estime de soi et donc la valeur que l’enfant va s’attribuer à lui-même. Avec des activités à l’extérieur, l’enfant va se rendre compte qu’il est capable de réaliser des choses, mais aussi qu’il se donne des moyens pour atteindre un objectif et sentir qu’il a des ressources intérieures pour affronter une situation.

En laissant l’enfant explorer et jouer en liberté, en lui montrant notre confiance, en le responsabilisant, nous développons ces deux aspects primordiaux de son équilibre.

Marie Gervais
  • La motricité : l’enfant va gagner en agilité, en vitesse. Au contact de la nature, l’enfant va courir, grimper, franchir des obstacles, il va également manipuler, construire, attraper et développer la motricité fine de ses mains.
  • Le développement de la créativité : l’enfant ne va plus attendre qu’on crée pour lui comme le jeu vidéo le fait si bien. C’est lui qui va être le moteur de ses activités.

La capacité de transformer l’existant et la débrouillardise seront des outils précieux pour sa vie entière.

Marie Gervais
  • La conscience de soi et des autres : l’enfant au contact de la nature va prendre conscience qu’il n’est pas tout seul. Il y a l’environnement qui l’entoure à l’extérieur. Il va donc vivre une connexion de lui-même avec les autres.
  • Le respect de la nature : petit à petit l’enfant va entrer en lien avec la nature et plus il la connaîtra et plus il la respectera.

Observer la beauté et les merveilles de la nature, apprendre à la connaître et à la comprendre deviennent alors naturellement incompatibles avec le fait de consommer de façon irresponsable ou d’utiliser des produits chimiques destructeurs pour l’environnement.

Marie Gervais
  • La patience et la persévérance apprises par l’enfant au contact de la nature. L’arbre qui pousse, les oiseaux qui recherchent les brindilles pour faire leurs nids … l’enfant comprend que tout n’arrive pas tout de suite et d’une manière automatique.
  • La réduction du stress et de certains troubles du comportement : lorsque l’enfant joue dehors son humeur est régulée.

Retrouver un contact régulier avec l’extérieur permet à l’enfant de grandir en étroite relation avec lui-même – à travers une conscience aiguisée de son corps – mais également avec ce qui l’entoure – les autres et la nature, faisant ainsi de lui un être conscient de ses actes et de ses responsabilités, agissant en empathie avec son environnement proche.

Marie Gervais

Alors maintenant ACTION ! Profitons de chaque instant de la journée pour emmener nos enfants dehors et même si avec le froid il faut sortir les écharpes, bonnets, gants et bottes faisons de grandes promenades en forêt.
Redécouvrons cette nature qui se développe à un autre rythme que celui de la ville.
Et vous, vous faites quoi avec vos enfants ? Partagez-nous en commentaire vos idées de sorties, d’activités en plein air …

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One Comment

    • Fleur Woll

    • jeudi 30 janvier at 14:25

    Un article pertinent et à propos dans une société urbaine qui manque cruellement de lien avec la nature ! ✨
    Pour nos enfants il faudrait continuer à faire la traditionnelle balade en forêt du dimanche ! ✨

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